La règle d’or

La règle d’or

Le placement d’un sujet sur une photo doit obéir à la règle du nombre d’or.

Cette règle d’or a été définie à l’origine par un architecte romain afin d’établir une division inégale et dissymétrique des espaces qui paraitrait très agréable et esthétique pour l’œil humain.

La règle dit que le rapport entre la plus petite et la plus grande partie de l’image doit etre équivalente au rapport entre la plus grande partie et le tout. Mathématiquement parlant, 1.618 représente cette proportion idéale.

Concrètement, les formats correspondant à la règle du nombre d’or sont par exemple : 13 x 21 cm, 18 x 30 cm, 24 x 39 cm soit des formats proches des standards de la photographie…

Plus intéressant encore, on s’est servi de ce nombre d’or pour établir des lignes imaginaires qui découpent l’image en trois parties horizontales et verticales égales. Ces lignes sont appelées lignes de forces.

Il en ressort la règle des tiers, qui doit être utilisée pour son cadrage.

La proportion idéale en photographie est donc de 1 tiers pour 2 tiers.

En effet, si on cadre son sujet au centre de l’image, la photo risque d’être plate, sans vie car cela provoquera une symétrie trop monotone, pour dynamiser sa photo et renforcer son esthétisme, il faudra donc veiller à placer le sujet au tiers de son viseur.

Il faut éviter de placer deux éléments importants sur une même ligne de force car ils auraient tendance à s’affaiblir mutuellement.

Les intersections de ces 4 lignes font ressortir les points forts de la photo.

Il s’agit en fait des quatre points ou l’œil va être le plus attiré, donc les régions ou vous devez placer les éléments les plus importants de votre photo (par exemple les yeux d’une personne).

Attention, à l’inverse, de ne pas placer un détail qui n’a pas d’importance sur un point fort car ce dernier parasiterait le sens de votre photo.

Pour un paysage, évitez autant que possible de placer l’horizon au centre de votre image. Vous pouvez privilégier le sol ou le ciel selon l’intérêt qu’ils représentent.

Voici deux exemples de cadrage qui respectent ce conseil :

Pour un portrait, vous placerez le regard au niveau des points forts pour optimiser votre cadrage. Vous laisserez « de l’air » devant la direction ou se porte le regard, vous ne devez pas le laisser « buter » sur la marge.

Observez attentivement les points forts à l’intersection des lignes, vous trouvez presque à chaque fois un élément important de la composition. Bien entendu, il n’est pas possible de placer un objet précis sur chacun des points forts, surtout dans le cas d’un paysage. Cette possibilité est offerte dans la mise en place d’une nature morte par exemple.

Retenez cette règle d’or et gardez la à l’esprit au moment de déclencher. Notez toutefois qu’elle n’est pas incontournable, certains clichés exceptionnels l’ ignorent totalement.

Le diaphragme et la profondeur de champ

Le diaphragme et la profondeur de champ

Pour doser l’entrée de lumière deux outils sont conjugués, le diaphragme et l’obturateur. Le diaphragme fonctionne comme l’iris de l’oeil, il s’ouvre pour un éclairage faible (basses lumières) et il se ferme pour les lumières vives (hautes lumières).

Il est bon de savoir que les ouvertures de diaphragme sont graduées selon un standard universel qui s’échelonne ainsi :

2,8 – 3,5 – 5,6 – 8 – 11 – 16 – 22

Vous constatez que plus le chiffre est petit, plus l’ouverture est importante. C’est une notion importante à assimiler, elle est très utile pour la maitrise de la profondeur de champ que nous analysons plus bas. Sachez encore que les ouvertures maximales de certains objectifs dépassent 2,8 pour atteindre jusqu’à 1,2 pour les plus performants. Une dernière précision, la majorité des objectifs donnent leur meilleur résultats aux ouvertures moyennes (8/11), ce détail peut vous aider dans vos choix pour des photos très détaillées (définition, piqué).

Profondeur de champ

Il s’agit de l’étendue de netteté en avant et en arrière du sujet sur lequel on fait la mise au point. Elle varie selon 3 facteurs dont le diaphragme appliqué à la prise de vue. Celui-ci l’influence selon l’importance de son ouverture. Plus le chiffre est petit (2,8/3,5) plus la profondeur de champ est petite. Plus le chiffre est grand (16/22) plus la profondeur de champ est grande. Nous verrons les 2 autres facteurs d’influence plus bas.

Retenez encore que la profondeur de champ s’étend toujours pour 1/3 devant le sujet et pour 2/3 derrière le sujet. Il s’agit d’une notion globale, mais elle est importante pour la composition de certaines images.

Notons encore que la profondeur de champ est influencée par la distance de mise au point (2ème facteur) selon les critères suivants. Plus le sujet sera près de l’objectif, moins la profondeur de champ sera importante, et inversement. Bien sur, le réglage de diaphragme garde son importance. En résumé, un gros plan avec une grande ouverture ne bénéficiera d’aucune profondeur de champ, alors qu’une photo de paysage à l’infini diaphragmée à 22 sera nette de à partir de 2 mètres. Souvenez vous toutefois du principe 1/3 devant le sujet 2/3 derrière, ce qui implique que la mise au point ne se fera pas nécessairement sur l’infini, mais sur la distance située entre ces deux fractions.

La focale est le 3ème facteur d’influence sur la profondeur de champ. En effet plus elle courte et plus la profondeur de champ est importante et inversement.

Donc, si nous utilisons un grand angle mis au point sur l’infini avec le plus petit diaphragme, le champ de netteté sera très important. Alors qu’avec un puissant téléobjectif à faible distance et un diaphragme ouvert au maximum, il sera inexistant. Bien sûr, tous les réglages intermédiaires feront varier la profondeur de champ selon les 3 facteurs conjugués.

Connaissez vous les formats numériques

Connaissez vous les formats numériques

Le format universel que vous trouverez sur tous les appareils numériques se nomme JPG ou JPEG. Cet acronyme de « Joint Photographic Expert Group » est le résultat des travaux permettant la compression d’images.

Ce format comporte toutes les corrections apportées par le logiciel de traitement en sortie de capteur. Il s’agit alors d’une image « interprétée et optimisée », qui donne toujours un résultat suffisant dans la majorité des cas. Toutefois, il ne permet pas toutes les corrections de «laboratoire» parfois nécessaires. De plus, il se dégrade à chaque modification en post-production.

Le format « RAW » est de plus en plus présent sur la majorité des appareils numériques. Il ne porte pas cette extension et selon chaque fabricant, vous trouverez alors une extension propriétaire. Voici une liste non exhaustive de quelques extensions de ce format :

  • Sony         =.arw
  • Canon       = .crw .cr2
  • Nikon        = .nef .nrw
  • Pentax      = .ptx .pef
  • Fuji            =.raf
  • Panasonic = .rw2
  • Sigma         =.x3f
  • Minolta       = .mrw
  • Olympus    = .orf
  • Adobe        =.dng
Il s’agit d’un format fermé et brut de capteur. Il ne comporte aucune interprétation logicielle. Il permet donc un travail de laboratoire très fin sur tous les réglages de l’image.

Les deux inconvénients de ce format résident dans le poids des fichiers enregistrés, non compressés ils nécessitent une capacité de stockage « carte mémoire » très importante. Il sera nécessaire également d’utiliser un procédé de capture d’image dédié au format du fabricant de votre appareil.

La compression JPEG est une compression destructive (avec perte d’informations) mais, pour peu que l’on ne dépasse pas un certain niveau de compression, la qualité globale reste excellente. En effet, un de ces points forts de ce format est que son taux de compression est réglable. Un compromis doit cependant etre fait entre le taux de compression et la qualité de l’image compressée. Dans sa compression la plus faible, les informations perdues sont des informations qui ne sont pas perceptible dans la plupart des cas par l’œil humain. Pour des taux de compression élevés, des artefacts de compression apparaissent alors sous forme de « pavés ».

A titre de documentation, voici un schéma pour comprendre le travail logiciel en compression/décompression.

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D’autres formats d’images existent comme le .tiff, mais ils sont assez marginaux et ne présentent pas d’avantages spécifiques pour la photographie.

 

Pourquoi pas un reflex

Pourquoi pas un reflex

reflex

Le reflex conjugue toutes les caractéristiques des gammes précédentes. Il bénéficie des avantages technologiques suivants.

  • Une visée dotée d’un système optique prismatique très précis.
  • De l’interchangeabilité des objectifs.
  • D’une griffe porte-accessoires synchronisée pour l ‘adaptation d’un flash puissant.
  • Une réactivité accrue pour des déclenchements sûrs.
  • Une motorisation permettant les prises de vues en rafale.
  • Des réglages précis pour des résultats optimisés.
  • Une gamme d’objectifs importante.

Les inconvénients sont liés à son encombrement et à son poids. Encore amplifiés par le nombre d’accessoires (objectifs, flash etc…). Il est également plus compliqué à utiliser, surtout pour un débutant. 

A vérifier avant toute décision d’achat, compatibilité éventuelle avec votre ancienne gamme d’objectifs. Certains objectifs de votre boitier argentique peuvent parfois s’adapter, tenez compte de la taille du capteur qui peut modifier la focale initiale, un coefficient s’applique alors. La majorité des capteurs sont inférieurs au format 24X36mm de l’argentique.

Soyez attentif à l’alimentation en énergie, autonomie des batteries et temps nécessaire à leur recharge complète. Vérifiez les capacités de la connectique.

De plus en plus de boitiers sont équipés d’un système anti poussières pour le capteur. C’est indispensable sur un appareil qui sera souvent exposé à ce risque pendant les changements d’objectifs. Le nettoyage à postériori demande beaucoup de méticulosité et reste un acte très risqué.

Vous devez compléter votre équipement avec un sac fourre-tout suffisamment étanche et adapté à l’ensemble de votre matériel (objectifs, flash, batteries, chargeur de batteries, cartes mémoire etc…). Un support stable, trépied ou monopied peut vous rendre de grands services.

Quelques conseils : équipez vous plus volontiers de plusieurs cartes mémoire de capacité moyenne plutôt qu’une seule carte de grande capacité. Ce choix me semble plus judicieux pour éviter certains problèmes « rares » qui vous empêcheraient de continuer vos prises de vues. De plus, en cas de « crash » les pertes seront plus limitées. Toutefois, il existe désormais des logiciels de récupération des images perdues qui sont très efficaces.

Qu’est ce qu’un appareil bridge numérique

Qu’est ce qu’un appareil bridge numérique

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Bridge pour pont, il s’agit d’appareil intermédiaire entre le compact et le « vrai » reflex. Plus encombrant que les compacts, doté d’une visée reflex généralement électronique (moins précise que le prisme du « vrai » reflex).

Equipé d’un zoom non interchangeable, il peut être choisi pour les voyageurs, il est plus léger et moins volumineux que le « vrai » reflex.

Pour bien le choisir, reprenez les indications suggérées pour les compacts et testez la visée dans le viseur reflex. Vous devrez vérifier sa précision et sa stabilité. En effet, elle est parfois capricieuse lors des déplacements rapides de cadrage.

Personnellement je ne suis pas très partisan de ce concept, il reste boiteux, ce n’est qu’un pont entre deux véritables systèmes plus judicieux « compact et reflex »

Toutefois, la qualité de certains modèles peuvent être attrayants et je ne rejette pas totalement ce choix.

Comment choisir un appareil compact

Comment choisir un appareil compact

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Vous trouverez facilement l’appareil compact qui vous convient. Déterminez simplement si vous souhaitez un « simple bloc note » pour obtenir des images de façon automatique, ou bien si vous voulez pouvoir déterminer certains réglages plus affinés.

Dans tous les cas, vous pourrez commencer par un usage en mode automatique.

Basiques ou évolués, quels sont leurs points communs ?

  • Un écran à cristaux liquides pour le cadrage et les réglages
  • Une mise au point automatique
  • Un système d’exposition automatique
  • Un objectif à focale variable « zoom »
  • Un flash intégré

Qu’est ce qui les distingue ?

  • Un viseur optique (en plus de l’écran ACL)
  • Un capteur plus riches en pixels
  • Un capteur plus grand
  • Une griffe porte accessoires (flash cobra ou autres)
  • Un zoom de plus grande amplitude

Soyez attentif aux caractéristiques telles que, la taille du capteur et la quantité de pixels. Evitez les capteurs de moins de 6 mégapixels. Vérifiez l’amplitude du zoom ainsi que sa focale la plus courte « un grand-angle » peut vous rendre de grands services. Regardez la distance minimum de mise au point.

Ignorez les capacités du zoom « numérique », il s’agit d’un artifice de recadrage sur le capteur, lorsqu’il est utilisé l’image est fortement dégradée.

Vérifiez l’ouverture maximale du zoom à toutes les focales, le type de carte mémoire et l’interface informatique. Détaillez le type d’alimentation en énergie et son autonomie ainsi que la connectique.

En l’absence d’un viseur optique, le cadrage sur l’écran ACL peut s’avérer difficile en pleine lumière. Toutefois, il existe des accessoires « para-soleils pour écran » qui peuvent pallier à cet inconvénient.

Regardez l’emplacement du flash intégré, trop près de l’objectif il sera générateur des « yeux rouges » sur vos portraits . Un dispositif anti-yeux rouges est souvent prévu sur les appareils récents.